couverture de l'édition originale de Pantagruel

Page de titre de la première l'édition de 1532, du livre de François Rabelais (alias Alcofribas Nasier):
"Pantagruel"
"Les horribles et épouvantables faits et prouesses du trs renommé Pantagruel
Roi des Dipsodes, fils du Grand Géant Gargantua."

Ephéméride Anarchiste

9 avril

 

francois rabelais

François Rabelais

Le 9 avril 1553, mort de François RABELAIS, à Paris. Né vers 1494 à Chinon.
Moine, médecin, écrivain, il fut tout cela à la fois.
Revendiqué comme un précurseur de l'anarchisme après sa description d'une abbaye imaginaire (Thélème), fonctionnant sur des principes libertaires. En 1520, moine à Fontenay le Comte, il se passionne pour l'étude du grec, puis voyage et se fixe à l'Université de Montpellier où il fait des études de médecine. En 1532, il publie "Les horribles et épouvantables faits et prouesses du très renommé Pantagruel". En 1534, il accompagne l'évêque Jean du Bellay (son protecteur) à Rome. A son retour, est édité "La vie inestimable du grand Gargantua, père de Pantagruel". Nommé docteur à Montpellier en 1537, "Le tiers livre" paraît, mais la Sorbonne condamne l'ensemble de son l'oeuvre. Il voyage alors à nouveau en Italie, et c'est à Lyon qu'il publie le "Quart livre" (1548). Son "Cinquième Livre" ne sortira qu'après sa mort, en 1564.

"Toute leur vie était régie non par des lois, des statuts ou des règles, mais selon leur volonté et leur libre arbitre. Sortaient du lit quand bon leur semblaient, buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur en venait. Nul ne les éveillait, nul ne les obligeait à boire ni à manger, ni à faire quoi que ce soit. Ainsi en avait décidé Gargantua. Et leur règlement se limitait à cette clause : FAIS CE QUE TU VOUDRAS.
(comment était réglé le mode de vie des Thélémites)

 

 

louis rimbault

Louis Rimbault

Le 9 avril 1877, naissance de Louis Edouard RIMBAULT à Tours.
Militant libertaire et propagandiste du végétalisme.
Il est né dans une famille nombreuse et pauvre, et exerce divers petits métiers avant de se fixer à Livry-Gargan en Seine et Oise, où il monte une quincaillerie, puis travaille comme serrurier. Vers 1903 il est élu conseiller municipal sur une liste radicale-socialiste mais il évolue ensuite vers l'anarchisme individualiste. Végérarien convaincu, attiré par les "Milieux libres", il participe à la Colonie communiste libertaire de Bascon (Aisne) vers 1910-1912, puis se fixe à Pavillons-Sous-Bois où il y recré une petite communauté que fréquente Octave Garnier. Rimbault fréquente lui-même le milieu illégaliste de Romainville autour du journal "l'anarchie" et va se retrouver mêlé aux l'affaires de la bande à Bonnot. Après le braquage de la rue Ordener, la police perquisitionne les anarchistes connus. Il préfère prendre la fuite, mais il sera arrêté en janvier 1912 et emprisonné pour complicité, car la police le sait proche de Carouy et de Dettweiler, et elle à retrouvé à son domicile des timbres volés à la Poste de Romainville. Il simule alors la folie et arrive à se faire interner, il ne commparaît donc pas au procès de la bande, où il y est finalement acquitté. Libéré après deux ans de préventive et d'internement. Il est réformé en 1913, mais il sera néanmoins mobilisé en 1915 comme mécanicien à Paris. En 1919, il milite dans les "Conseils d'Ouvriers Syndiqués", embryon de soviets fédérés qui s'opposent au dirigisme des communistes. En 1922, il collabore au journal "Le Néo-Naturien" qui prône un retour à la nature par le biais de l'alimentation, et se fait le promoteur du végétalisme. Dans le même esprit, il fonde en novembre 1924 la colonie "Terre libérée" à Luynes (Indre-et-Loire). Il est par ailleurs le créateur d'une recette de cuisine "La basconaise", plat unique composée d'une trentaine de légumes (crus), sensée régénérer l'homme. Victime d'un accident en 1932, il restera invalide jusqu'à sa mort, le 10 novembre 1949. Auteur de brochures, notamment sur le végétalisme, et d'une participation à "L'Encyclopédie Anarchiste" de Sébastien Faure.

 

Photo Albert Jensen

Photo d'Albert Jensen

 

Le 9 avril 1957, mort d'Albert Otto JENSEN à Nacka (Suède).
Important militant anarchiste et anarcho-syndicaliste suédois de la S.A.C et antimilitariste.
Il est né le 29 juin 1879 à Landskrona (Sud de la Suède) dans une famille nombreuse et modeste. Orphelin de son père à l’âge de 7 ans et est contraint de quitter l’école primaire pour travailler. Il occupe divers emplois, garçon d’hôtel, employé de bureau, apprenti cordonnier puis horloger. C’est à cette époque qu’il commence à lire un petit hebdomadaire socialiste, puis il intégre sa rédaction. Devenu l’animateur des Jeunesses socialistes locales, il est nommé responsable de leur revue et fait de nombreuses tournées de propagande et d’agitation. En 1903, suite à la scission du mouvement socialiste suédois, il quitte la revue laissée aux mains des réformistes et fonde une organisation socialiste révolutionnaire. En 1904, il étudie dans une école d’agriculture d’une petite ville, mais la surveillance et la répression dont il est l’objet l’obligent à partir.
En 1905, lors des tensions entre la Suède et la Norvège, en tant que militant antimilitariste il participe à de nombreux meetings contre la guerre, préconisant l’action directe et la révolte en cas de conflit, cela lui vaudra de passer un an de prison en 1907. À sa sortie de prison, il reprend sa propagande révolutionnaire et est de nouveau condamné à six mois de détention. En 1909, il devient rédacteur de la revue anarchiste "Brand" et collabore à "Syndikalisten". Après une nouvelle condamnation à six mois de prison en 1910, il part à l’étranger, Belgique, Angleterre, et France où il approfondi ses connaissances sur le syndicalisme.
En 1913, Jensen, qui était membre de la S.A.C "Organisation centrale des travailleurs suédois" anarcho-syndicaliste depuis sa création en 1910, est délégué au Congrès syndicaliste révolutionnaire de Londres. Condamné à nouveau à de la prison, il se réfugie en Norvège.
Il commença à travailler pour l’hebdomadaire syndicaliste norvégien "Direkt Aktion". Mais au déclenchement de la Première guerre mondiale ne se sentant pas en sécurité en Norvège, il décida de s’exiler en Angleterre, mais il est arrêté avant le départ du bateau à Bergen et livré à la Suède. Il se lie à la militante libertaire féministe Elise Ottensen (1886-1973) qui le suit dans ses exils et deviendra sa compagne. Il parvint néanmoins à échapper à la police, puis à rejoindre Copenhague (Danemark) où il reprend son activité de journaliste au journal "Solidaritet". A Copenhague sa compagne Elise donne naissance à un fils qui meurt deux jours plus tard. Ils sont finalement expulsés du pays.
De retour en Suède en 1919, Albert purgera une peine de trois mois de prison. Le couple s’installe à Stockholm, ils vivront plus d’une décennie ensemble avant de se marier en 1931 et de divorcer en 1945.
Il sera le délégué de la S.A.C. à la Conférence internationale préalable des syndicalistes révolutionnaires qui se tint à Berlin, les 16-18 juin 1922. Il y est nommé au bureau provisoire aux cotés de Rudolf Rocker, Armando Borghi, Angel Pestaña et Alexander Schapiro. Selon certaines sources, il n’aurait pas pu se rendre au congrès, le gouvernement suédois ayant refusé de lui établir un passeport.
De 1922 à 1924, il collabore comme Elise à l’organe de la S.A.C. "Arbetaren" et écrit plusieurs articles sur les dérives de la révolution russe. De 1928 à 1950 il en sera le rédacteur en chef, ainsi qu’à la revue "Syndikalismen" (Syndicalisme).
Pendant la guerre d’Espagne, bien que malade, il accompagne l'anarchiste John Andersson (1887-1967) en Espagne et écrit plusieurs articles sur les réalisations de la Révolution espagnole. Pendant la seconde guerre mondiale il est poursuivi à plusieurs reprises pour délits de presse à cause de ses articles contre la barbarie et en faveur de la liberté.
Après la guerre, il poursuivra son militantisme et son travail éditorial jusqu'à sa mort à l’âge de 77 ans.
Outre ses très nombreux articles dans la presse libertaire, il est aussi l'auteur de nombreuses brochures militantes.

 

 

 


canuts revolte

Le 9 avril 1834, à Lyon, début de l'insurrection des Canuts. Après l'échec des grèves de février puis le vote de la loi contre les associations ouvrières, le jugement des meneurs de février, ce 9 avril, met le feu aux poudre. L'armée occupe la ville et les ponts, mais déjà les premières fusillades éclatent avec la troupe, qui tire sur la foule désarmée. Aussitôt, les rues se couvrent de barricades. Les ouvriers organisés prennent d'assaut la caserne du Bon-Pasteur, et se barricadent dans les quartiers en en faisant de véritables camps retranchés, comme à la Croix Rousse. C'est le début de la "Sanglante semaine". (voir également au 10 avril et jours suivants)

 

 

fil yeux

 

Le 9 avril 1918, à Moscou, les gardes noirs anarchistes confisquent l'automobile de l'ambassadeur américain, pour exiger la libération de révolutionnaires emprisonnés en Amérique. Cette action servira de prétexte à la tchéka bolchévique pour attaquer les anarchistes, dans la nuit du 11 au 12 avril.

 

 

fil chouette

 

journal más lejos

En-tête de ce premier numéro (doc. Cira de Lausanne)

Le 9 avril 1936, à Barcelone (Catalogne), sortie du premier numéro du journal "Más Lejos"(Plus Loin) Critiques - Idées - Documentation sociale et économique. Selon l'historienne Renée Lamberet, Eusebio Carbó Carbó serait le responsable de cet hebdomadaire anarchiste qui ne durera que trois mois (neuf numéros parus).

 

 

fil chouette


journal portugais liberdade

En-tête du premier numéro (doc. Cira de Lausanne)

Le 9 avril 1938, à Paris, sortie du premier numéro du journal en langue portugaise "Liberdade" (Liberté). Porte-parole des antifascistes portugais réfugiés en France.
"Une nouvelle barricade qui se dresse sur le terrain de la lutte contre la dictature et une bannière qui porte les aspirations suprèmes de l'émancipation humaine."